Un découvert bancaire correspond à un solde négatif sur votre compte courant. Il survient lorsque vos dépenses dépassent l'argent disponible. La banque tolère cette situation en avançant les fonds, mais facture en contrepartie des intérêts (agios) et parfois des frais d'intervention si le découvert n'est pas autorisé.
Fonctionnement et types de découverts
Le découvert n'est pas un droit automatique, mais une tolérance ou un accord contractuel avec votre établissement financier. Il se divise en deux catégories distinctes.
Le découvert autorisé (ou facilité de caisse)
Il s'agit d'un accord écrit entre vous et votre banque, souvent conclu à l'ouverture du compte. Il définit un montant maximum (le plafond) et une durée maximale (généralement 15 à 30 jours consécutifs) pendant lesquels votre compte peut être débiteur. Même autorisé, ce service est payant : la banque prélève des intérêts débiteurs, appelés agios, calculés selon un taux annuel effectif global (TAEG) qui ne peut dépasser le taux d'usure légal.
Le découvert non autorisé (ou dépassement)
Cette situation se présente si vous dépassez le plafond de votre découvert autorisé, ou si vous n'avez aucune autorisation préalable. Dans ce cas, la banque applique des agios à un taux majoré. Surtout, elle facture des commissions d'intervention pour chaque opération (chèque, prélèvement, paiement par carte) qui se présente sur le compte.
Les frais liés au découvert
Le coût d'un découvert bancaire peut rapidement s'alourdir en raison du cumul de plusieurs frais :
| Type de frais | Description |
|---|---|
| Agios proportionnels | Calculés sur le montant et la durée du découvert |
| Minimum forfaitaire | Somme fixe (1,50 € à 3 €) prélevée dès le premier jour dans le rouge |
| Commissions d'intervention | Plafonnées à 8 € / opération et 80 € / mois pour un client classique |
| Frais de rejet | Facturés si la banque refuse de payer une opération (prélèvement, chèque) |
À lire pour aller plus loin : Découvert bancaire : comment arrêter de payer des agios tous les mois ?